Logo de l'Université Laval
Logo du magazine Contact
Bulles de discussion
Les blogues de Contact

Nutrition, activité physique et contrôle du poids

Photo de Paul Boisvert

Publié le 5 décembre 2011 | Par Paul Boisvert

Pourquoi est-il si difficile d’adopter une saine alimentation?

Cette semaine, je vais m’attarder à expliquer les obstacles et les résistances qui nous empêchent de nous alimenter sainement. Dans mon billet de la semaine dernière, j’avais déjà décrit des éléments constituant une saine alimentation.

La préférence pour certains aliments plutôt que d’autres est un processus complexe, car nous sommes influencés par toutes sortes de facteurs: traditions culturelles, économiques (revenus et prix), publicité, marketing, promotions, environnement. Le facteur toutefois qui ressort de tous les sondages comme étant le plus important pour déterminer le choix de consommer un aliment est son goût. Le plaisir hédoniste retiré de la consommation de nourriture est donc primordial, au-delà de sa qualité nutritive, de sa densité énergétique ou de sa valeur santé pour notre corps. C’est une des raisons pourquoi les aliments de malbouffe, riches en sucre, en gras et en sel tels que les gâteaux, les croustilles, le chocolat et les boissons sucrées obtiennent souvent la faveur populaire au détriment des aliments santé tels que les fruits, les légumes, les légumineuses ou l’eau.

Pour en savoir plus sur les facteurs conditionnant nos choix alimentaires, regardez cette entrevue que j’ai réalisée avec Véronique Provencher, chercheuse à l’INAF et professeure à l’Université Laval.


Les choix individuels et l’environnement alimentaire

Le choix individuel de consommer des aliments est déterminé en grande partie par leur disponibilité dans l’offre alimentaire (à la maison, à la cafétéria scolaire, au travail, à l’aréna, à l’hôpital, au restaurant, ou tout simplement dans votre potager) en fonction des saisons, des menus et des fournisseurs, et par leur accessibilité 1 dans les points de vente (épicerie, supermarché, dépanneur, station-service, machines distributrices, aréna, restauration rapide, marché public), selon les heures d’ouverture et la distance de la résidence ou du lieu de travail. Malheureusement, les choix malsains sont souvent ce qu’il y a de plus accessible pour un bon nombre de Canadiens et de Canadiennes. Le quart (25%) des répondants à un sondage 2 récent de la Fondation des maladies du cœur du Canada affirme qu’il n’y a pas assez de supermarchés dans leur quartier qui vendent des fruits et légumes frais. 38% des Québécois (51% pour l’ensemble du Canada) signalent qu’il existe trop d’établissements de restauration rapide n’offrant pas de choix santé et près des deux tiers des Québécois (64%) disent que les restaurants n’offrent pas assez de plats à base de fruits et légumes.

Or, la faible consommation de fruits et de légumes (<3 par jour) est associée à une prévalence plus élevée d’obésité de 50%, comparativement aux jeunes qui en consomment >5 par jour, selon l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes 2004, volet nutrition. La bonne nouvelle est que, selon l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes 2009-2010, 54% des adultes du Québec ont affirmé consommer au moins 5 portions de fruits et légumes par jour, tous les jours ou presque, un taux largement supérieur à la moyenne canadienne qui s’établit à 45%. Ce comportement distinct explique en partie pourquoi les Québécois obtiennent un taux d’obésité (22%) inférieur à la moyenne canadienne (24%), devancé seulement par la Colombie-Britannique. 

Du point de vue du respect des choix individuels,
le plus important n’est pas tant d’interdire la malbouffe,
mais bien d’avoir une offre adéquate d’aliments sains intéressants,
accessibles à un prix concurrentiel, ce qui est rarement le cas,
sauf là où il y a une politique alimentaire santé, à l’école, à l’hôpital, dans les arénas.

Le temps, un obstacle aux choix santé 3
Un sondage 4 mené pour le compte de la Fondation des maladies du cœur du Canada révèle que la grande majorité ne veut ou ne peut pas y accorder le temps nécessaire pour faire des choix santé. Ainsi 37% des résidents du Québec pensent qu’il était trop long de préparer des repas sains. Au Québec, les gens disent moins souvent percevoir des obstacles (42%, par rapport à une moyenne nationale de 57%) et ne sont que 38% à blâmer leurs habitudes d’alimentation malsaine sur le temps ou la restauration rapide.

 Évolution des prix des alimentsLe prix, un obstacle économique aux choix santé
Les revenus et la géographie jouent un rôle des plus importants dans l’accès à des aliments sains et abordables. L’accès aux aliments sains change beaucoup d’une collectivité à l’autre, selon le degré de défavorisation du quartier où on vit, et si on habite en ville, en banlieue ou en campagne. Dans le cadre de l’enquête de la FMCC, près de la moitié (47%) des répondants ont affirmé que le prix élevé des fruits et légumes frais les empêchait de manger sainement, surtout au Canada atlantique (64% des répondants), mais moins au Québec (39%). Sans grande surprise, les foyers à faible revenu et les personnes vivant dans les quartiers pauvres sont plus susceptibles que les autres de juger que le prix est un obstacle à l’alimentation saine. Par exemple, on peut comprendre la décision difficile que doit prendre un mère monoparentale vivant dans le quartier défavorisé de Vanier à Québec, lorsqu’elle doit choisir entre un 2L de lait (3,42$) et un 2L de cola (2$ et souvent en spécial à 1,33$) pour «nourrir» son enfant.

À l’inverse, les aliments de malbouffe de type «junk food» denses en énergie, et riches en gras, en sucres ajoutés et en sel (chocolat, burgers, pizzas, chips, beignes, charcuteries, pâtisseries, fritures, panures, biscuits) sont peu coûteux à produire, tout en étant relativement bons au goût. D’ailleurs, notre attrait pour les patates frites ne se dément pas. Les chaînes de restauration rapide sont ainsi très populaires principalement à cause du bas prix de ses repas. Toutefois, il faut comprendre qu’il s’agit d’un bon rapport quantité-énergie/prix, puisque du point de vue rapport qualité-nutritive/prix, les légumes leur sont supérieurs, malgré leur prix.

Repas équilibré en famille

 Résistances à adopter une diète composée d’aliments santé: la planification des repas
Lors de la tournée québécoise «Tout le monde à table» à l’été 2011, les enquêteurs ont découvert que bien peu de personnes planifient les repas de la semaine. On constate que 44% des gens sondés ne savent toujours pas à 17h ce qu’ils vont manger pour le souper, et ce, 3 fois et plus par semaine. Devant cette situation d’improvisation, 38% se débrouilleront avec ce qu’il y a dans le frigo et le garde-manger, 21% iront à l’épicerie acheter ce qu’il faut pour cuisiner, et 24% opteront pour des repas de l’extérieur (restaurant, livraison, plats préparés et prêts-à-manger). Le défi de la planification, notamment en raison de la difficile conciliation travail-famille, a un impact sur les comportements alimentaires des familles québécoises.

La conciliation famille-travail est aussi un obstacle important qui explique en partie les dérives de la préparation des repas et du manque de temps. Les horaires du travail, du service de garde, les cours de toutes sortes entrent en conflit avec le fait de manger sainement en famille à la maison. Tout un défi pour s’alimenter sainement, surtout dans un marché où les tentations de la restauration rapide sont fortes et accessibles.

Les habiletés culinaires des Québécois sont-elles en train de se perdre? Aujourd’hui, 55% des ménages du Québec consomment régulièrement des repas qu’ils n’ont pas cuisinés eux-mêmes, c’est-à-dire des plats surgelés, des aliments transformés, des prêts-à-manger achetés à l’épicerie ou provenant d’un restaurant qui fait la livraison, bref, des aliments de restauration rapide qui ne sont habituellement pas associés à la saine alimentation.

Pistes de solution pour améliorer l’offre d’aliments santé
En vue d’améliorer l’accès aux aliments sains, tous les secteurs (le gouvernement, le secteur privé et les organisations non gouvernementales) doivent mettre en œuvre un certain nombre de mesures en vue d’aider la population canadienne à prendre des décisions santé, notamment des initiatives aidant les individus à faible revenu à avoir accès à des choix alimentaires sains; des politiques et subventions agricoles en vue de rendre le lait, les fruits et légumes moins chers 5 et plus accessibles; une taxe sur les boissons sucrées et énergisantes; plus de magasins et de restaurants offrant des choix santé. 

Cette dernière piste pour lutter contre l’obésité est l’approche privilégiée par le directeur national de la santé publique, Alain Poirier, dans une entrevue accordée au journal Le Soleil: «Il faut renverser cette offre aux Québécois où ils sont, que ce soit à la garderie, à l’école, à l’aréna municipal, dans les milieux de travail, dans les épiceries. Ce n’est pas pour menacer l’industrie, mais pour faciliter les choix santé. Si on m’offre des frites tous les jours à la cafétéria, je vais les prendre. Mais si on m’offre une belle salade avec des fruits et des légumes frais et savoureux, je vais les prendre.» 

De l’achat d’aliments jusqu’à la table, les Québécois ont besoin de se réapproprier des comportements qui favorisent de saines habitudes alimentaires tels que cuisiner et manger en famille.

Les familles ont identifié 6 5 voies d’actions prioritaires pour les aider à surmonter les obstacles qu’ils rencontrent:

1.       Assurer le développement des compétences culinaires des enfants;
2.       Promouvoir les bienfaits et le plaisir de manger en famille pour modifier la norme sociale;
3.       Aider les familles à intégrer une meilleure planification dans leur routine de repas;
4.       Faire connaître les pratiques alimentaires à privilégier pour faciliter la planification, la préparation et le partage de repas;
5.       Diminuer la présence de la télévision aux repas.

Et vous, quels sont les obstacles qui vous empêchent de manger sainement?

Référence(s)

1 David A Levitsky and Carly R Pacanowski, Free will and the obesity epidemic. Public Health Nutrition, Review Available on CJO, Nov. 2011 doi:10.1017/S1368980011002187

2 Sondage électronique réalisé auprès de 2160 Canadiens et Canadiennes de 18 ans et plus, Environics Research Group, octobre 2011 (publié le 28 novembre 2011)

3 La faute de l’environnement Au Fil des événements 1er décembre 2011 p. 9

4 Sondage électronique réalisé auprès de 2160 Canadiens et Canadiennes de 18 ans et plus, Environics Research Group, octobre 2011 (publié le 28 novembre 2011)

5 David A Levitsky and Carly R Pacanowski, Free will and the obesity epidemic. Public Health Nutrition, Review Available on CJO, Nov. 2011 doi:10.1017/S1368980011002187

6 Sommaire – Résultats de «Tout le monde à table» dévoilés  toutlemondeatable.org (consulté le 22 septembre 2011)

Confort de lecture  
12 commentaires
  1. Publié le 21 avril 2012 | Par clairemarcoux

    Les mauvaises habitudes et l’argent… à 5 ans, j’avais une bouteille de Coke dans les mains. Par contre, mes enfants n’ont eu le droit de boire de la «liqueur» qu’à l’adolescence et en y goûtant, ils ont détesté, donc ils n’en boivent pas. Moi, j’en bois 2 litres par jour.

    À l’épicerie hier, j’aurais adoré acheter les framboises à 3 pour 5$ et j’en aurais pris 12, mais c’est trop cher. Par contre, je ne manque pas l’occasion d’acheter un sac de pamplemousses ou d’oranges ou de pommes à 3 ou 4$. Évidemment, les bananes sont toujours là pour déjeuner.

    Si les fruits étaient gratuits dans les écoles, je suis convaincue que tous les élèves en mangeraient en très grandes quantités. Les légumes en trempettes pourraient être populaires aussi.

    J’ai déjà remplacé le cola par de l’eau et de la gomme sans sucre et des efforts et j’ai perdu 25 livres en un mois. Alors, nous savons tous comment maigrir, mais nous ne sommes pas toujours prêts à en faire les sacrifices. Surtout quand la vie est un peu plus rock’n roll qu’elle ne devrait l’être.

    Voilà mon humble avis!

  2. Publié le 12 mars 2012 | Par Paul Boisvert

    @Brigitte, il ne s’agit pas de se priver de sel et de gras, bien au contraire puisqu’ils sont essentiels à notre alimentation. Il faut surtout éviter d’en surconsommer au-delà de nos besoins réels, ce qui est difficile à respecter pour un individu considérant les défis de l’industrialisation, de la mondialisation des marchés, des aspects économiques, de la recherche des profits et de l’offre alimentaire.

  3. Publié le 11 janvier 2012 | Par Paul Boisvert

    @Anick, vous soulevez un point très intéressant. Il est tout à fait exact que les produits transformés tels que les biscuits salés ou sucrés et les gâteaux sont relativement chers. Mais c’est tout le contraire pour les croustilles (1.99$ pour 230g en spécial) et la pizza (régulièrement en spécial). Si on regarde le ratio prix/valeur énergétique, les aliments de malbouffe remportent la palme facilement. Toutefois, si on considère le ratio prix/valeur nutritive, les légumes sont les aliments les plus rentables et profitables économiquement. Toutefois, le prix des fruits et légumes a augmenté plus rapidement que celui des aliments de malbouffe au cours des 20 dernières années et l’écart continue de se creuser en 2012. C’est pourquoi les subventions à la production de légumes devraient suppléer à ceelles de la production du maïs. Je crois aussi que cuisiner nos repas à partir d’aliments frais et non transformés est ce qui coûte le moins cher. Mais pour les repas hors de la maison, les chaînes de restauration rapide de malbouffe l’emportent haut la main sur les restaurants d’aliments santé. Alors, il y a un prix à payer pour la qualité nutritionnelle. Pour ce qui est des légumineuses, c’est un aliment santé méconnu et sous utilisé: riche en protéines, en fibres et peu coûteux

  4. Publié le 11 janvier 2012 | Par Anyck Dauphin

    Merci pour ce blogue très intéressant. J’ai une question. Ça fait longtemps que j’entends dire que ça coûte moins cher de manger de la malbouffe que des aliments sains. Et je suis tout à fait d’accord en ce qui concerne le lait, mais il me semble que les fruits et les légumes ne sont pas si chers, du moins ceux qui sont congelés ou en saison, et que le prix des légumineuses est vraiment dérisoire. Il me semble que ce sont au contraire les biscuits, les croustilles, les gâteaux et les aliments déjà préparés qui coûtent cher!

  5. Publié le 12 décembre 2011 | Par Paul Boisvert

    Merci Line Mailhot de votre témoignage, l’aspect convivialité partagée en famille est très important. Si tout le monde cuisinait et mettait l’emphase sur la consommation de 7-8 fruits et légumes frais par jour, la moitié du problème serait réglé.

  6. Publié le 12 décembre 2011 | Par Line Mailhot

    Bon matin, j’adore l’article, belle prise de conscience. Moi j’adore cuisiner, moment privilégié de la journée avec mon conjoint pour apprécier et bien manger, évidemment on mange quand même des grignotines, par contre nous prenons le temps de toujours manger des légumes frais ( en spécial ) tout de suite en arrivant avec fromage ou autres le temps de relaxer et d’apprécier après on prend le repas du soir préparer par nous deux le plus souvent possible.

    La vie est belle entourée d’amour et de bons aliments ;)

  7. Publié le 11 décembre 2011 | Par Paul Boisvert

    Vous avez raison de croire que la malbouffe puisse être « addictive » ; aimer la malbouffe est lié au centre de la récompense du cerveau qui agit fortement sur le comportement par des processus hormonaux. C’est une excellente suggestion de blogue. Le changement de comportement alimentaire est primordial, et c’est un apprentissage différent de celui de perdre du poids. J’appelle cela la recalibration des habitudes alimentaires.

  8. Publié le 11 décembre 2011 | Par Denis Saint-Maurice

    Les choix sont importants. J’ai réussi à perdre 30 livres par choix. Mais c’est complexe et difficile à maintenir. En plus d’une volonté de fer pour ne pas revenir aux vieilles habitudes, il y a un aspect psychologique dans le désir de ne plus consommer la malbouffe. Or ce désir est souvent déconnecté de la réalité à l’heure des choix et des quantités. De sorte qu’on peut avoir toutes les raisons du monde pour éviter la malbouffe, mais le résultat est le même. Tôt ou tard, on reprend son poids et en pire. J’ai depuis trois ans gagné 40 livres… Je rêve du jour où on nous aidera à surmonter l’attrait de la malbouffe. Qu,on le veuille ou non, elle est toujours appétissante, si on l’a aimée. J’ai l’impression qu’il y a une forme d’addiction à la malboufe comparable à l’addiction à une drogue ou à la cigarette, au moins du strict point de vue psychologique.

  9. Publié le 11 décembre 2011 | Par Paul Boisvert

    Merci pour ce petit détail, je vais réajuster. Le prix varie en fait. Le Natrel avec bouchon dévissable par exemple se détaille à 4,42$. Toutefois ça ne change pas le principe illustré ici. Par ailleurs, le Pepsi de 2L est en spécial à 99 sous cette semaine!!!

  10. Publié le 11 décembre 2011 | Par Brigitte Lamonde

    C’est notre cerveau qui requiert de consommer du sel pour notre survie ainsi que du gras.
    De plus, les goûts se transportent dans le gras comme jadis dans la fabrication des parfums les arômes sont captés dans le sel,le gras et c’est au delà de notre simple volonté ,
    pour aller à contre courant de nos envies de salé et de gras il faut lutter contre nos instincts.
    Pas facile.

  11. Publié le 10 décembre 2011 | Par Guy de Gatineau

    Très intéressant! Merci beaucoup de nous informer
    sur ce sujet si important… mais aussi si
    complexe (qu’on pense aspect commercial, économique,
    politique, végétarisme, monopole,
    groupe sanguins, etc …) qu’il nous faudra
    encore bien des chroniques.
    Au plaisir de vous relire!

  12. Publié le 8 décembre 2011 | Par sb

    Bonjour,

    Très intéressant texte, mais vous faites erreur quand vous dites qu’une mère de famille de Vanier doit choisir entre un 2L de lait à 4,50$ et un 2L de cola à 2$.

    Au Québec, le prix du lait est régi par le gouvernement et aucun commerce de détail ne peut le vendre au prix que vous mentionnez. J’achète personnellement des 2L de lait deux fois par semaine et, que ce soit au dépanneur ou à l’épicerie, je paie toujours 3,42$. Quant à votre prix du cola, je ne sais pas s’il est exact, cela fait des années que je n’en bois plus.

    Merci pour votre chronique!

Note : Les commentaires sont modérés et leur publication est à la discrétion des administrateurs des blogues de Contact. Comme le veut l'usage, les commentaires doivent être apportés dans le respect d'autrui et rester en lien avec le sujet traité.

COMMENTEZ CE BILLET

M’aviser par courriel des autres commentaires sur ce billet