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Nutrition, activité physique et contrôle du poids

Photo de Paul Boisvert

Publié le 1 février 2012 | Par Paul Boisvert

Fermetures de PFK et Dunkin’: les Québécois se désintéressent-ils de la malbouffe?

Depuis un an, de nombreuses succursales de Dunkin’ Donuts et de PFK ont fermé au Québec. Que s’est-il passé pour en arriver là et au profit de qui?

La concurrence entre Dunkin’ Donuts et Tim Hortons luttant pour un marché similaire a tourné en faveur de Tim Hortons. Il ne reste seulement que 13 succursales ouvertes en janvier 2012, dont aucune dans la région de Québec, à la suite de la vague de fermetures depuis quelques années, alors qu’il y en avait 200 il y a 10 ans. 1 2 Pendant ce temps, Tim Hortons doublait le nombre de ses succursales au Québec et au Canada.

Dans ce cas-ci, est-ce l’alternative de l’offre plus variée  et d’allure santé  de Tim Hortons (soupe et sandwich, bon café pour un lunch, un snack ou au déjeuner, le beignet étant un complément) qui a eu raison de Dunkin’ Donuts ou est-ce simplement une question de marketing?

Bien que Dunkin’ Donuts ait modifié récemment l’offre de lunch pour offrir lui aussi le trio soupe, sandwich et café pour copier la recette à succès de Tim Hortons, l’accent restait quand même sur le beignet, un aliment plaisir à consommer occasionnellement car mauvais pour la santé.

Le problème ici en est un d’image de marque, d’un marketing déficient et d’une concurrence qui a su bien saisir le changement de comportement et des besoins des consommateurs désirant une offre plus variée, axée sur la vente de café du matin (en plus du beignet). «Tim Hortons a su s’imposer dans le marché avec une stratégie d’occupation du territoire très bien définie et un choix de produits diversifié», souligne Normand Turgeon, professeur de marketing au HEC. 3

Assez surprenant de la part de Couche Tard, le dépanneur à succès qui, en faisant l’acquisition des Dunkin’ Donuts au début des années 2000, n’a pas été en mesure de relancer l’offre alimentaire et l’approche marketing de la chaîne au Canada face à un compétiteur qui a visé juste.

Résultat: de nombreux Dunkin’ ont fermés et les Tim Hortons ont poursuivi leur croissance. Pourtant, aux États-Unis, c’est tout le contraire. Tim Hortons n’arrive pas à s’imposer et Dunkin’ Donuts est indélogeable. Autre pays, autres moeurs!

Dans le cas de la fermeture récente d’une douzaine de  succursales de  PFK (Poulet frit Kentucky) 4, le parallèle est frappant bien que moins évident.

PFK continue d’offrir du poulet frit, plein de mauvais gras associés à la malbouffe. Il faut croire que leur publicité choc de l’an dernier sur le sandwich «coup double» ou «double down» (les deux tranches de pain du sandwich remplacées par du poulet frit n’ont pas su rallier beaucoup d’adeptes au Québec). Le problème est qu’en continuant de miser sur son image de marque de poulet frit, PFK n’a pas su renouveler son offre de produits ainsi que le lieu de vente. Dans un article de Marie Allard publié le 1er février 2012 dans La Presse 5,  je déclarais: «Ils misent aussi sur les repas pris en famille. En effet, PFK n’a jamais été un endroit convivial pour manger sur place mais davantage pour commander au comptoir ou livrer à la maison.»

Or, ce type de nourriture, retiré des cafétérias scolaires en 2007, n’a pas bonne presse. Alors vers quoi les consommateurs se tournent-ils quand ils ont envie de restauration rapide?

Maintenant, les gens mangent de plus en plus à l’extérieur de la maison dans un endroit agréable pour relaxer, prendre un café et naviguer sur Internet. Il ne leur vient pas à l’idée d’aller chez PFK pour manger les mêmes sempiternelles cuisses de poulet frites comme il y a 30 ans. De plus, ils voudraient une alternative santé, en ajoutant une salade à leur menu par exemple, pour se donner bonne conscience pour accompagner le fameux « coup-double » hypergras et hypercalorique, qui, soit dit en passant n’est plus disponible! Le marché du sandwich a ainsi connu une bonne croissance, assurant la rentabilité des restaurants Subway et le développement des Quiznos.

Pourtant, McDonald’s s’en tire bien malgré qu’il soit l’emblème des attaques sur l’offre de malbouffe. McDo mise maintenant sur une ambiance conviviale, sociale et une offre de café de qualité. Cela rejoint la tendance d’aller manger sur place dans un café, style Starbucks, Second Cup, Tim Hortons et, dans le marché du poulet, les St-Hubert et les Scores.

Ce dernier restaurant, qui offre un bar à salade, connaît une croissance notoire depuis quelques années. La popularité de Scores est indéniable car, selon mes observations personnelles, ce resto à service rapide est plein les soirs de fin de semaine, avec un attrait pour les familles et la classe moyenne… le marché cible de PFK! 

Le consommateur serait-il en voie de choisir des options moins dommageables pour sa santé ou bien s’il cherche tout simplement la nouveauté? Tout indique que ce pourrait être le cas, du moins en partie. A tout le moins, le trio pur et dur de malbouffe (frites, boisson gazeuse, poulet frit) semble sur son déclin. Pour séduire le consommateur, l’industrie lui propose non seulement une plus grande variété de choix dont une alternative santé, mais aussi une ambiance agréable et plus conviviale qu’avant.  Et ça, certaines chaînes l’ont compris, mais pas d’autres.

Référence(s)

1 Journal de Québec, 11 janvier 2011. Dunkin Donuts ferme ses restos

2 Radio-Canada, 14 avril 2011. Fermeture des Dunkin’ Donuts en Mauricie

3 Cyberpresse-Le Soleil, 28 juin 2011. La compétition écrase Dunkin’ Donuts au Canada

4 Cowansville: le PFK ferme ses portes. La Voie de l’Est. 19 janvier 2012

5 Poulet Frit Kentucky bat de l’aile, par Marie Alllard, La Presse, 1er février 2012

Confort de lecture  
15 commentaires
  1. Publié le 4 mai 2012 | Par François

    La capacité d’adaptation d’une chaîne de restauration rapide dépend directement et exclusivement de la capacité de l’équipe de direction à saisir les mutations de la demande et des attentes de ses clients et les opportunités du marché. Chacune des décisions et des actions d’une entreprise relèvent d’un être humain ou d’un petit nombre de personnes… Ainsi, si ces derniers ne peuvent engendrer le changement nécessaire à la survie, l’entreprise s’encrasse et sclérose… comme les artères des clients de junk food! La devise des gestionnaires dynamiques et astucieux doit donc être « Bouger pour changer! »… tous les jours!
    Les entreprises, comme les animaux, doivent s’adapter pour survivre, nous apprend Darwin. C’est logique! Mais 20 ans de conseil en marketing m’a appris que, parfois, les mauvaises habitudes et la vision limitée (manque de perspective) des gestionnaires embrouillent leurs visions.

  2. Publié le 12 mars 2012 | Par Anonyme

    Effectivement, il s’agit probablement d’un cas isolé, car je peux vous confirmer que les inspections concernant la nourriture au PFK sont toujours de plus en plus restrictives depuis les neufs dernières années. Aujourd’hui, tous les produits contiennent des dates d’expiration qu’on doit absolument respecter. De plus, toute salade dans le frigidaire doit être jetée après 48 heures et tout morceau de poulet ne doit pas être gardé dans le réchaud plus de deux heures. En passant, plusieurs personnes croient encore aujourd’hui que s’ils vont dîner au PFK, ils recevront les morceaux cuits la veille. Cela est totalement faux. Je peux vous confirmer que tous les morceaux restants à la fermeture sont jetés, qu’il en reste 2, 30 ou 100. Il faut aussi mentionner que 3 inspecteurs différents font leur visite dans tous les restaurants PFK du Québec. Premièrement, il y a celui du gouvernement qui visite tous les établissements alimentaires de la province et qui vérifie si les restaurants se soumettent aux normes alimentaires. Deuxièmement, il y a l’inspecteur de la compagnie qui est beaucoup plus restrictif que le premier simplement par précaution. D’ailleurs, ce dernier nous interdit désormais les ciseaux dans tout le restaurant par crainte de la contamination croisée. Et finalement, nous avons la visite mensuelle d’un inspecteur mystère qui se fait passer pour un client et qui vérifie à la fois la qualité du service et la qualité de la nourriture. Ainsi, puisque je peux concrètement témoigner des efforts de la chaîne PFK pour être conforme aux normes alimentaires, je ne crois pas vraiment que votre diarrhée était le résultat d’une intoxication alimentaire.

  3. Publié le 10 mars 2012 | Par Paul Boisvert

    Danielle Thibault, c’était peut-être un événement isolé qui est survenu à un endroit en particulier et à un moment donné? C’est tout de même étonnant compte tenu des mesures de salubrité et de sécurité alimentaire au Canada.

  4. Publié le 10 mars 2012 | Par Danielle Thibault

    Bonjour,

    Le PFK d’il y a 30 ans n’a rien à voir avec ce que l’on nous sert aujourd’hui! Je n’étais pas malade après avoir mangé du PFK il y a 30 ans! Je peux vous dire que tous ceux que je connais, et ce, sans exception, ont eu la diarrhée après avoir mangé du poulet frit chez PFK. Je crois que c’est là, la principale raison de plusieurs fermetures! Les gens iront de moins en moins chez PFK car ils ne veulent tout simplement pas être malades!

  5. Publié le 27 février 2012 | Par Paul Boisvert

    Merci Mme Latortue pour vos commentaires. Le choix individuel est fondamental. Chacun peut faire un choix éclairé s’il est informé correctement, s’il a accès à cette information, s’il vit dans un environnement favorable et que l’offre d’aliments santé est disponible et accessible. Mon blogue vise à commenter ces diverses situations afin de mieux équiper mes lecteurs à comprendre le monde de l’alimentation afin d’apporter des changements favorables à leur santé et durables. C’est pour cette raison aussi que je suis invité régulièrement dans les médias pour analyser et commenter les nouvelles d’actualité en nutrition, activité physique et sur l’obésité. Étant donné que les nouvelles sont en quelque sorte la saveur du jour, je me dois de remettre en contexte les nouvelles études scientifiques pour mieux comprendre leur portée et en dégager le message clé utile au public.

  6. Publié le 27 février 2012 | Par Anika Latortue

    M. Boisvert, bien évidemment je suis d’accord avec le fait que les enfants n’ont pas la capacité de discernement avant un certain âge. Bien sûr, je crois que les parents doivent fournir à leur(s) enfants(s) une alimentation de qualité et partager avec eux les principes d’une alimentation saine, notamment en donnant l’exemple.
    Ce que je déplore, c’est la désinformation dont s’empare surtout les médias radiophoniques et télévisuels, dans leur quête de sensationnalisme et de cotes d’écoute. L’information n’est pas toujours présentée par des gens qui connaissent le sujet, mais souvent par des animateurs qui réagissent sous le coup de l’impulsion du moment. C’est particulièrement le cas à la radio, à mon avis.
    Je suis d’accord pour dire que certaines chaînes n’ont pas renouvelé leur offre alimentaire, et aussi que l’alimentation santé est un sujet plutôt à la mode, même si beaucoup de gens du public ne savent pas de quoi il en retourne exactement. Il y a, à mon avis, un grand flou quant à l’alimentation, qui est entretenu par tous les qu’en-dira-t-on, les sorties publiques inopinées et, ne l’oublions pas, la publicité.
    Comme bien des gens, je sais que l’offre alimentaire à contenu santé est déficiente dans certains restaurants. Comme bien des gens, je ne fais pas toujours les bons choix moi-même. Je crois que les repas au restaurant doivent rester occasionnels. Il faut donc également que le consommateur effectue les bons choix lorsqu’il est à la maison. À quoi bon blâmer la malbouffe offerte par les restaurants si le consommateur choisit de manger des lanières de poulet et des frites à la maison? En effet, il y a également beaucoup de malbouffe dans nos supermarchés.
    Le choix appartient au propriétaire de l’estomac… encore faut-il qu’il sache quoi choisir et qu’il en ait la volonté.
    En terminant, je tiens à préciser que j’apprécie grandement le dialogue que l’on peut avoir sur ce genre de média.

  7. Publié le 26 février 2012 | Par Paul Boisvert

    @Anika Latortue
    Vous avez raison en ce qui concerne le jus pur à 100%: bien qu’il contienne quelques vitamines, il est aussi sucré que les boissons gazeuses. Comme je le mentionne dans un autre billet, il est toutefois préférable de manger le fruit frais, moins calorique et comportant des fibres. Pour ce qui est de la publicité véhiculée dans les médias, il est souvent difficile de discerner ce qui est une information juste et ce qui est une allégation exagérée ou même trompeuse; les enfants n’ont pas ce discernement avant l’âge d’au moins 8 ans.

  8. Publié le 25 février 2012 | Par Anika Latortue

    J’en ai pas mal ma claque d’entendre toutes sortes de choses être véhiculées dans les médias, des choses qui n’ont pas tous les fondements scientifiques de leurs allégations. Bien sûr, je ne viens pas dire que les frites soient l’aliment de choix, ni que le poulet frit soit préférable à un autre truc qui correspond plus aux critères pour une alimentation saine: moins gras, moins salé et moins sucré.
    Je ne prêche ni pour une bannière de restaurants connue, ni pour les aliments qu’on déguste à la maison. Le fait est qu’en comparatif, le jus de fruit contient autant de sucre brut qu’une même quantité de cola. Et là, rassurez-vous, je ne compare pas avec une boisson aux fruits, à laquelle on ajoute une quantité X de sucre dans de l’eau, mais je compare bien avec du jus pur à 100%. L’avantage du jus pur à 100% sur le cola réside dans le fait qu’il contient des vitamines et minéraux, tandis que le cola ne contient rien d’autres que le sucre sauf de la caféine. Je pense que le public est porté par les vagues médiatiques, mais qu’il mérite aussi d’être nourris d’informations exactes. Je pense également que le public aurait grand intérêt à développer son jugement critique, au lieu de gober tout ce qu’il entend. En résumé, le choix doit être fait par le consommateur, non seulement en qualité, mais aussi en quantité. C’est toujours l’abus qui est nocif. Je ne crois pas qu’une gâterie occasionnelle soit si nocive.

  9. Publié le 15 février 2012 | Par Paul Boisvert

    Sylvie, ça dépend justement du «muffin». Certains muffins sont en réalité de simples gâteaux, donc pas mieux qu’un chips. Le meilleur choix est probablement le muffin au son-raisin ou avoine. Pour les autres, il faut se méfier.

  10. Publié le 15 février 2012 | Par Sylvie

    Éternelle optimiste que je suis, malgré le sucre, gras trans, etc., à mon avis, manger un muffin est tout de même «mieux» qu’une portion de frites ou un chips au ketchup.
    Une étape à la fois…
    Bonne journée à tous

  11. Publié le 15 février 2012 | Par Paul Boisvert

    Bonjour Gilbert,
    Les aliments transformés vendus sur le marché par l’industrie peuvent s’éloigner de la qualité nutritionnelle rencontrée par des aliments frais tels que les fruits et les légumes. Pour s’assurer jusqu’à quel point, les consommateurs disposent de 2 outils: la liste des ingrédients et le tableau de valeur nutritionnelle. Pour ce qui est des muffins, on s’aperçoit que certains d’entre eux sont effectivement très gras et sucrés, sans parler de la grosseur gigantesque et des calories qui dépassent parfois les 300. Ça ressemble en fait davantage à un gâteau qu’à un muffin santé. Le problème vient de ceux vendus dans les cafés, car nous n’avons pas accès à ces informations… ou presque. Je me suis posé la question concernant les muffins vendus au casse-croûte de l’Université Laval. J’ai alors demandé de me donner cette information. La dame responsable a alors sorti le seau de poudre servant à leur fabrication sur place. J’ai été alors étonné de constater que ces muffins étaient acceptables du point de vue gras, sucre ajouté et sel. La plupart des chaînes de restauration rapides sont en mesure de fournir ces informations dans un dépliant ou sur leur site internet. C’est ce que je fais de temps en temps pour le bénéfice de mes lecteurs. C’est pour cette raison que certaines associations de consommateurs exigent l’affichage des calories sur les menus ou les napperons des restaurants, question de prendre une décision éclairée. En conclusion, il vaut mieux parfois cuire nos propres muffins à la maison plutôt que de les acheter au café du coin!

  12. Publié le 2 février 2012 | Par LaureAnna

    J’aimerais pouvoir croire que la malbouffe est sur son déclin, mais il reste encore beaucoup de sensibilisation à faire! Beaucoup de gens, par exemple, s’imaginent que, parce que c’est gras, c’est mauvais. Alors ils vont opter pour les chips faibles en gras, pensant faire un choix « santé » (alors que c’est juste un moindre MAL), vont préférer les bretzels aux noix, la margarine sans gras trans à l’huile de noix de coco, etc. Mais il faut se réjouir que si ces choix sont mal informés, il y a au moins une volonté derrière de mieux s’alimenter.

    Il reste cependant bien du travail à faire! Un midi, cette semaine, j’attendais mon tour à la caisse de la cafétéria au travail, derrière une dame et sa petite fille (d’environ 5 ou 6 ans). Normalement, je ne suis pas le genre à guetter ce que les autres achètent, je suis trop lunatique pour ça. Mais cette fois-là, j’ai été estomaquée en constatant que le repas du midi de l’enfant consisterait en un sac de Cheetos, une bouteille de boisson gazeuse sans sucre et 2 biscuits. Je suis peut-être trop rigide, mais il me semble qu’on ne devrait jamais donner de ces cochonneries à un enfant, pas même de temps en temps pour lui payer la traite! Mal s’alimenter n’est pas un privilège!

  13. Publié le 2 février 2012 | Par Gilbert Émond

    Bonjour
    Outre l’aspect concurrentiel qui anime la place prise par les Tim Horton’s dans l’espace de l’alimentation immédiate, il me reste une question. L’émission L’Épicerie sur Radio-Canada a, je le dis de mémoire seulement, analysé les ingrédients des muffins supposés «santé» »: il semblerait que les taux de gras et de sel présents dans les aliments soient importants, très importants. Qu’en est-il de la qualité réelle des aliments au pays du pas slow du tout d’aujourd’hui? Merci à l’avance.

  14. Publié le 1 février 2012 | Par Sylvie

    Nous souhaitons que l’option «santé» justifie ces changements en terme de restos rapides.
    Toutefois, bien que TH présente une offre attrayante, d’autres facteurs plus importants à mes yeux, expliquent le déclin des DD. THorton, avec ses bombardements publicitaires, a su attirer une clientèle plus «payante», jeune et professionnelle.
    Sans oublier le service au volant extra-rapide et le fait qu’on n’y offre pas de «refill gratuits» aux clients statiques contrairement aux DD.

  15. Publié le 1 février 2012 | Par Anonyme

    Bonjour, je travaille au PKF depuis environ 9 ans et je possède une explication qui peut très bien compléter vos dires. Durant mes 7 premières années de travail, la clientèle de mon restaurant ne cessait de s’accroître. Puis, depuis la dernière année, j’ai effectivement constaté une chute incroyable de la clientèle. Évidemment, on pourrait uniquement blâmer la popularité de la nourriture santé. Oui, évidemment, cela affecte un peu, mais ce n’est pas la principale cause. On pourrait bien sûr blâmer ce fameux Coup Double. Or, c’est l’une des promotions du restaurant qui a le mieux fonctionné ces dernières années. Ce n’est décidément pas la faute de ce sandwich. D’ailleurs, petite primeur, ce sandwich reviendra au mois de mars prochain pour un temps limité. En fait, je crois que ce qui crée le plus cette baisse de clientèle chez PFK, ce sont les mauvaises décisions des dirigeants. En effet, depuis les 15 derniers mois, ils n’ont jamais cessé de modifier de manière néfaste le menu: plusieurs éléments de celui-ci qui connaissaient un grand succès auprès de nos clients ont été enlevé comme les fritopoulets, le twister au poulet grillé, le twister césar à l’ail rôti, le twister ranch & amp barbecue, la salade césar au poulet, le sandwich grillé, le sandwich végétarien, etc. Ils ont même osé enlever pendant plusieurs mois notre meilleur vendeur dans les sandwich, le super croque épicé, avant de réaliser leur erreur… Mais le mal était fait: nous avons perdu de nombreux adeptes qui ne sont plus jamais revenus… Et je ne parle pas du nombre de fois qu’ils ont changé d’ailes épicées et de lanières de poulet en moins de 12 mois… Ceux qui adoraient nos anciennes lanières de poulet ne reviennent plus. Il faudrait aussi mentionner leurs publicités qui sont devenues très trompeuses durant la dernière année ou les changements apportés sur le menu qui obligent les gens à acheter des suppléments. Je constate régulièrement que les gens se sentent trompés lorsqu’ils réalisent qu’ils n’ont qu’une sauce beaucoup trop petite pour le nombre de morceaux achetés à un prix très peu abordable… Bref, si plusieurs PFK ont fermé durant la dernière année, c’est beaucoup plus à cause des mauvaises décisions prises par les dirigeants de la compagnie qu’à cause des choix santés des gens. En proportion, j’expliquerais ces fermetures par 70% la faute des mauvaises décisions, 15% la faute des choix santés et 15% la faute d’un contexte économique difficile (du moins dans ma région).

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